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Dwight D. Eisenhower Discourt du 17 janvier 1961.

( Discourt prévisionnel, sur la politique, va t'en guerre des états unis, qui perdure jusqu'à aujourd'hui .... Irak, Afghanistan... et autres manipulations. )

 

Ayant renoncé à se présenter une nouvelle fois et laissant la place à Kennedy, Dwight Eisenhower prononce un discours de fin de mandat retransmis à la radio et à la télévision. Il interpelle le peuple américain sur les tensions politiques et économiques liées au complexe militaro industriel qui s’est considérablement renforcé depuis la Seconde Guerre mondial. L’ancien général libérateur de l’Europe adresse ainsi un dernier avertissement au peuple qu’il a gouverné pendant huit ans en clamant que "Rien, en vérité, n’est définitivement garanti".

 

 

Discours de fin de mandat

du président Dwight D. Eisenhower, 17 janvier 1961

“(...) La présence simultanée d’un énorme secteur militaire et d’une vaste industrie de l’armement est un fait nouveau dans notre histoire. Cette combinaison de facteurs a des répercussions — d’ordre politique, économique et même spirituel – perceptibles dans chacune de nos villes, dans les chambres législatives de chacun des États qui constituent notre pays, dans chaque bureau de l’administration fédérale. Certes, cette évolution répond à un besoin impérieux. Mais nous nous devons de comprendre ce qu’elle implique, car ses conséquences sont graves. Notre travail, nos ressources, nos moyens d’existence sont en jeu, et jusqu’à la structure même de notre société.
 

Dans les organes politiques, nous devons veiller à empêcher le complexe militaro-industriel d’acquérir une influence injustifiée, qu’il l’ait ou non consciemment cherchée. Nous nous trouvons devant un risque réel, qui se maintiendra à l’avenir : qu’une concentration désastreuse de pouvoir en des mains dangereuses aille en s’affermissant. Nous devons veiller à ne jamais laisser le poids de cette association de pouvoirs mettre en danger nos libertés ou nos procédures démocratiques. Nous devons nous garder contre le risque de considérer que tout va bien parce que c’est dans la nature même des choses. Seul un ensemble uni de citoyens vigilants et conscients réussira à obtenir que l’immense machine industrielle et militaire qu’est notre secteur de la défense nationale s’ajuste sans grincement à nos méthodes et à nos objectifs pacifiques, pour que la sécurité et la liberté puissent prospérer ensemble. (...)”

 

 

 

 

 



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